Wimbledon sous la pluie

Wimbledon ne serait pas Wimbledon sans la pluie.Lors de mes 10 participations au tournoi, il n’y a pas eu une année sans pluie. En 1997, tous les records ont été battus : je devais jouer mon premier tour face à Mary Pierce le mardi. Il avait commencé normalement mais, très vite, il avait été interrompu par la pluie et je l’ai finalement terminé le… samedi!!! C’était un véritable cauchemar car chaque jour, notre match était programmé mais à chaque fois, il était ensuite annulé. Nous étions en stand-by, nous nous échauffions 20 min sur les courts intérieurs sur tapis qui se situaient en face du complexe. Le seul avantage que j’avais était le fait que j’avais loué un appartement dans le village à 15 minutes à pieds de Wimbledon. Cela me permettait d’être au calme au lieu de rester dans le player lounge bourré de monde et surtout hyper bruyant.

Wimbledon_pluie
Ce qui est bien à Wimbledon, c’est que vous savez s’il va pleuvoir ou pas assez rapidement. Ils ont en effet un système chiffré de 1 à 4 sur les terrains. Plus le chiffre est élevé, plus les chances de pluies sont grandes. Le 4 signifie « pluie » et veut dire qu’il est grand temps de recouvrir le terrain. Si vous jouez votre match à ce moment-là, vous avez intérêt à vous dépêcher de sortir du terrain sinon, vous vous retrouvez sous la bâche car dans les 2 minutes qui suivent, tout est recouvert! Je pense, non, je suis certaine, que c’est tournoi du Grand Chelem qui donne le plus de retransmissions de matches joués dans le passé. Ce qu’il faut savoir également c’est qu’à Wimbledon, on ne joue pas le dimanche intermédiaire car c’est un jour de repos. Si la pluie a retardé la programmation, ils font parfois jouer les matches de jour-là mais c’est extrêmement rare.

Wimbledon, c’est aussi la tenue blanche de rigueur. J’en avais déjà touché un mot la semaine dernière mais j’aimerais y revenir quelques instants. Même aux entrainements, vous êtes obligés de jouer en blanc. Les entrainements et les échauffements se font sur le site d’Aorangi Park, situé dans le complexe de Wimbledon à l’arrière du court n°1. Vous n’avez pas accès aux terrains de matches à l’exception d’une demi-heure par personne si vous n’êtes pas tête de série et une heure si vous l’êtes. Je ne parle pas d’une demi-heure par jour mais bien dans la totalité du tournoi, ce qui est un peu logique vu le nombre de joueurs mais, aussi et surtout, parce qu’il faut protéger l’herbe fragile avant le début du tournoi. Car après un jour de compétition, les terrains sont déjà abimés. C’est pour cela que j’adore le dimanche précédent le début du tournoi où tout est encore vert…

 

Je souhaite beaucoup de succès aux joueurs et joueuses Belges pour cette édition et à très bientôt!

 

 

 

 

 

 

La saison sur gazon : Quel bonheur!

S’il y a bien une saison que je préfère, c’est celle sur herbe! Toute petite déjà, je jouais dans le jardin et tapais des balles comme si j’étais à Wimbledon. Je me souviens plus des matches de Chris Evert Lloyd à Wimbledon que de ceux à Roland Garros. J’ai toujours trouvé ce tournoi mythique et, dès mon plus jeune âge, je rêvais déjà d’y participer.
La saison sur gazon commence immédiatement après Roland Garros. Certains passent directement de l’un à l’autre mais, la plupart laisse passer une semaine afin de se préparer physiquement. Jouer sur terre et sur gazon, ce n’est en effet pas la même chose et certainement pas en terme de rebond! C’est pour cela que les Espagnols et Sud-Américains n’étaient pas très friands du gazon car le rebond est plus bas et que leur lift est moins percutant… Je dis n’était car, depuis quelques années, le gazon n’est plus le même et les spécialistes de la terre sont moins perdus…
Personnellement, mon jeu est fait pour le gazon puisque je joue à plat. C’est pour cela que j’ai toujours bien joué lors des tournois sur herbe. Une finale à Eastbourne (perdu en finale contre Julie Halard) et 2 huitièmes de finale à Wimbledon (perdu contre Nathalie Tauziat et Arantxa Sanchez). Ce que j’aime aussi, ce sont les fameuses traditions anglaises. La tenue blanche obligatoire, le tea time à 16h et les fraises accompagnées de crème fraîche, sans oublier le fameux Pimm’s comme apéro. C’est le seul tournoi dans l’année où les joueurs sont obligés de revêtir des tenues blanches et je trouve cela très chouette. Ok j’aime bien les couleurs mais cette harmonie de blanc a également son charme.

 

A Wimbledon, tout est structuré. Que ce soit les files pour rentrer dans le stade, pendant les matches et surtout la « fameuse file » pour ceux qui restent dormir la nuit afin d’acheter l’un des derniers tickets mis en revente. Ce qui m’a aussi toujours épatée, ce sont les vestiaires organisés en fonction du classement mondial. De mon temps, il y en avait trois. Vous aviez sur votre badge le n° de votre vestiaire. Mieux vous étiez classé, mieux était votre vestiaire.
A l’époque où j’étais tête de série (16 premières joueuses mondiales contrairement aux 32 d’aujourd’hui), je pouvais rester dans le vestiaire des membres (les ‘Members’). Ce vestiaire était luxueux, cosy, mais surtout vous étiez chouchoutée par les deux dames qui étaient responsables de ce vestiaire.
Vous pouviez choisir après votre match si vous preniez un bain ou une douche. Dans le cas du bain, une des deux dames le faisait couler à votre convenance. Elles vous préparaient le thé à 16h et elles faisaient aussi votre repassage. Un vrai bonheur!!!

 

Durant mes premières participations, je dormais à Londres à l’hôtel mais il fallait environ 1 heure pour arriver à Wimbledon. C’était fort fatigant et c’est la raison pour laquelle j’ai commencé à louer des petits appartements pas trop éloignés du club. Je restais donc à Wimbledon Village qui était fort sympathique mais surtout très proche de Wimbledon.
Il y avait une multitude de petits restos bien agréables dans les environs et la majorité des joueurs restaient dans les alentours.
Le seul bémol venait du fait que je devais le louer pour deux semaines sans avoir la garantie que je resterais aussi longtemps.
Mais les grands joueurs comme Federer, Nadal, Henin ou Clijsters, et bien d’autres, louaient quant à eux des maisons pour les 2 semaines. Leur budget était naturellement différent du mien ;-).
La semaine prochaine, je vous en dirai plus sur Wimbledon.