Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas!

Roland Garros est le tournoi le plus médiatisé et, pour les personnalités, c’est « The place to be » pour voir et être vu. J’ai eu l’occasion de m’y rendre lundi dernier et Roland reste, malgré le manque de place, un magnifique tournoi. Mais c’est aussi l’occasion de voir en « live » les joueurs et joueuses que nous admirons tous. Pour ma part, je pense que cela doit être une déformation professionnelle ou juste un truc de fille, j’adore regarder les nouvelles tenues que portent les joueuses et, un peu aussi, les hommes.
Fan de mode, j’ai toujours fait attention, pendant ma carrière, à ce que je portais. Dès lors, j’aime toujours observer les fameuses tenues spéciales pour Roland Garros.
A l’époque, j’étais sponsorisée par Nike et je recevais leur nouvelle collection quatre fois par saison. Pour une femme, ce n’était que du bonheur!!!

Quand vous faites partie du top mondial, vous avez l’exclusivité de porter la tenue spécialement conçue pour vous que vous êtes forcément la seule à porter.
Les grandes marques proposent différents types de tenue pour éviter d’avoir plusieurs joueuses connues qui s’habillent de manière identique. Les collections et le sstyles sont très variés, comme on en a encore eu une preuve cette année.
Je m’arrêterai tout d’abord sur la tenue qui est pour moi la moins réussie (mais c’est juste mon avis) et je pose cette question : quel designer de chez Adidas a eu l’idée de faire des tenues de zèbre… A-t-il été faire un safari dernièrement ? .
Heureusement qu’ils ont d’autres designers qui ont encore du goût car la tenue de Muguruza est, elle, tout simplement magnifique!

Ma marque favorite en termes de vêtements sportifs reste Nike mais, depuis que Serena Williams a son mot à dire sur le design de ses propres vêtements, je suis nettement moins fan. Le petit top et la jupe plissée ne la mettent pas en évidence sauf peut-être ses abdos latéraux. Depuis que je la connais, elle a toujours eu des tenues « spéciales » et elle est la seule à les porter. Ce qui m’a frappée lors de mon passage à Roland Garros, ce sont les joueuses qui se maquillent pour aller sur le court. Il ne me serait jamais venu à l’esprit de faire du tennis maquillée et certainement pas avec du mascara sur les yeux! Je me serais essuyé une fois le visage avec ma serviette et hop la moitié de mon visage aurait été noir, sans parler de la possibilité que le rimel n’ait coulé. Mais bon, je suis peut-être ringarde et les temps changent  🙂

Pour conclure ce post dédié à la mode, j’aimerais terminer par celles qui créent leur propre ligne de vêtements. Venus Williams a sa propre collection depuis déjà un certain temps. Certaines de ses tenues sont assez bien réussies et celle de Roland Garros cette année est jolie. Par contre, je trouve les tenues Fila réalisées par Marion Bartoli sans aucun goût! Je n’ai jamais vu quelque chose d’aussi laid porté sur un court de tennis. Vivement Wimbledon…Mais bon, les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas. Je vous quitte car je fête mon anniversaire aujourd’hui avec ma nouvelle tenue version ville !!!

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Roland Garros, je t’aime, moi non plus

Déjà toute petite, je m’amusais à regarder Roland Garros à la télévision et à rêver d’un jour y jouer. Pour les Belges, Roland reste le Grand Chelem le plus apprécié et le plus suivi médiatiquement. Personnellement, je n’ai jamais aimé jouer à la Porte d’Auteuil. Autant, petite, je rêvais d’y être, autant, plus âgée, il est devenu le tournoi du Grand Chelem que j’appréciais le moins. J’y ai joué à 11 reprises dont une fois en juniors. Lors de mes 11 participations, je n’ai jamais dépassé le stade du 3ème tour.Il faut dire que mon jeu n’était pas du tout adapté à la terre et, chaque année, la préparation sur sur cette surface, constituait un véritable chemin de croix. Même si j’ai remporté un tournoi sur terre « verte » à Cardiff et joué une finale à Madrid, mes résultats sur terre n’ont jamais été spectaculaires.

RG 1992

Des quatre grands rendez-vous, mon préféré est de loin l’Open d’Australie. Les personnes qui viennent voir le tournoi sont de vrais amateurs de sport et ils encouragent correctement les joueurs. L’ambiance y est décontractée et ce, malgré la pression générée par un Grand Chelem. Par contre, c’est tout l’inverse à Paris. Le stade y est beaucoup trop petit, les gradins sont supers remplis, il y a peu de place pour circuler et le public français n’est pas toujours très fairplay. La pression est omniprésente car, en tant que Belge, on a envie de bien jouer devant son public. 🙂 Sur les courts annexes, les tribunes sont monopolisées par les Belges dès qu’un compatriote y est programmé. Mes amis qui venaient me voir étaient obligés d’aller suivre le match précédent le mien pour avoir une place. Roland Garros reste le tournoi où beaucoup de monde se rend juste pour le prestige, suivant en cela l’adage : « vu et être vu ». Cette catégorie de spectateur est la moins sportive et ne comprend pas toujours les règles à suivre. Mais il n’y a pas que des mauvaises choses à Roland Garros. Le concours serviette officielle est assez sympa. Les serviettes sont très populaires dans les vestiaires car elles sont belles, c’est un chouette souvenir et, généralement, après 3 jours, le stock dans les vestiaires est épuisé! Tout simplement parce que chaque joueur ou joueuse omet de rendre « par erreur » sa serviette, soit après son match, soit après sa douche. Ces serviettes font la joie de la famille et amis. J’en ai toujours à la maison du temps où je jouais et quand je me rends à Roland, j’en rapporte toujours une par nostalgie…

Dans un tournoi du Grand Chelem, il y a aussi la différence entre les têtes de série et les autres joueurs du tableau. Avant, il n’y avait que 16 têtes de série, maintenant ils sont passés à 32 et le statut « tête de série » vous octroie certaines facilités.
Vous avez ainsi la possibilité de vous entrainer à 2 sur un terrain au lieu d’être à 4. Vous vous entraînez aussi à Roland au lieu d’aller dans les clubs avoisinants. Vous recevez à chaque fois des nouvelles balles et vous ne devez pas prendre la navette pour rentrer à l’hôtel mais bien la voiture officielle. Et je ne vous parle pas des cadeaux offerts par le tournoi. Chaque Grand Chelem à sa spécificité: L’Open d’Australie à Melbourne et snon atmosphère décontractée, Roland Garos et le prestige de Paris, Wimbledon et ses fraises à la crème fraîche, l’US Open et son côté rock&roll. Le point commun entre les quatre levées du Grand Chelem, c’est le shopping. Les boutiques sont remplies de souvenirs et repartir sans avoir acheté quelque chose est rarissime. A Paris, les boutiques sont vraiment très chouettes. Les joueurs des tableaux finals en simple et double peuvent bénéficier de réductions. Donc, si vous en voyez un, c’est le bon moment pour lui demander! 😉

Serviette RG

Je retourne cette année à Roland le lundi 23 mai pour suivre les exploits des Belges. Peut-être nous croiserons-nous?

 

« Bons plans pour être en forme »

 

Cette semaine, j’aimerais vous proposer quelques conseils pratiques pour rester en forme lors des compétitions. Pour certains, les interclubs peuvent être éprouvants car ils doivent combiner le simple et le double le même jour.
Voici quelques pistes qui peuvent vous aider à rester au top de votre forme:
1. Le sommeil est le plus important si vous voulez rester en forme toute la journée. Un minimum d’heures de sommeil est nécessaire afin de faire le plein d’énergie. Tous les joueurs professionnels que je connais, moi y compris, sont de véritables marmottes. Quand je jouais sur le circuit, je dormais facilement 9 à 10h par jour afin de récupérer au maximum. Et je ne suis pas une exception ! Il est vrai que le sommeil est le seul moyen de récupérer 100% de notre énergie. Quand je parle d’énergie, il s’agit du mental (concentration, stratégie, focus, logique), de l’émotionnel (rester calme et garder son sang-froid) et du physique (force, explosivité, crampe). Si vous passez une mauvaise nuit de sommeil, vous le sentirez directement le lendemain. A vous de voir le nombre d’heures dont vous avez besoin pour être en forme…

2. La nutrition est également un élément qui est très souvent sous-estimé. Le petit déjeuner reste le repas le plus important de la journée. Si vous jouez le matin et que vous ne prenez pas de petit déjeuner (ou s’il est trop léger), vous le sentirez très rapidement. Les symptômes sont: un besoin urgent de sucre, la tête qui tourne, difficulté de se concentrer, les jambes qui ne suivent pas ou même la sensation de ne plus avoir d’énergie. L’idéal est de prendre son petit déjeuner +/- 1h30 à 2h avant votre match s’il est programmé le matin. Si vous jouez l’après-midi, c’est le repas du midi qui va influencer votre énergie. Le joueur de tennis a surtout besoin de sucres lents pour garder de l’énergie pendant un bon moment. Les pâtes « al denté » sont conseillées dans le milieu mais là où la plupart des personnes commettent une erreur, c’est l’accompagnement. Le fameux spaghetti « bolo » est le piège classique. Les pâtes oui, mais la bolognaise non car elle vous obligera à utiliser beaucoup d’énergie afin de la digérer. Idéalement, il faut accompagner les pâtes avec un apport en protéines comme de la volaille qui se digère facilement. Des collations pendant le matches sont aussi nécessaires pour éviter les pertes de concentration. Fruits secs (abricot, dates), bananes mûres (sucre rapides), dextro energy qui peuvent être consommées en petites quantités tout au long du match. Et n’oubliez pas de vous hydrater!!! N’attendez pas d’avoir soif car il sera trop tard. 1% de déshydratation et vous perdez déjà 10% de votre capital concentration. Au moment où vous ressentirez la soif, vous aurez perdu 30 % de votre capital…. A vos bouteilles, donc !

3. Le dernier point sur lequel j’aimerais attirer votre attention est l’échauffement. Certains s’échauffent uniquement en tapant la balle durant les 5′ prévues avant le match, d’autres tapent la balle 30 ‘ avant parfois même 45′. Personnellement, j’aimais bien m’échauffer au min 30′ avant mon match. Je faisais également quelques exercices physiques comme 3-4 tours de terrain, des exercices de mobilisation et de stabilisation. Mais ce que je préférais, c’était « sauter à la corde ». C’est idéal pour le petit jeu de jambe, la mobilité et l’échauffement de tout le corps. Le plus important est d’arriver prêt pour le match afin d’éviter de perdre les 3 premiers jeux comme vous n’êtes pas échauffé. L’échauffement vous permet aussi, et surtout d’éviter les blessures.

J’ai appris une chose grâce à mon corps : quand il est fort, il va toujours écouter mais quand il est faible, c’est lui qui va toujours décider!
A vous de jouer, la balle est de votre côté !!

 

 

 

 

 

 

 

 

Les interclubs, et hop, c’est parti!

Pour certains, les interclubs ont commencé la semaine dernière, pour d’autres le week-end passé.
Il s’agit de la seule compétition de l’année où le tennis devient soudain un sport d’équipe.
Certains pourraient dire que la Fed cup et la Coupe Davis sont aussi des compétitions en équipe mais elles sont réservées à l’élite internationale……
Revenons donc à nos moutons nationaux et régionaux. Les conditions météos n’étaient pas optimales ce week-end mais, heureusement, elles n’étaient pas aussi catastrophiques que celles de Liège-Bastogne-Liège!
Perso, j’adorais jouer les interclubs car il y avait toujours une bonne ambiance dans l’équipe.
En pré-minimes, déjà, je les jouais avec mon équipe du Lambermont et j’ai continué à les jouer, y compris pendant ma carrière professionnelle.
J’ai même joué en Allemagne en Bundesliga et en France avec l’équipe du Touquet.
Je n’en ai gardé que des bons souvenirs sauf sans doute quand on a rencontré des équipes fanatiques à la limite de la sportivité. Hélas ! Tout le monde ne joue pas uniquement pour le plaisir de partager un bon spaghetti avec les adversaires 🙂

Interclub
Interclub 1991 pour l’Euro Tennis de Barchon

Pour ma part, je ne joue plus les interclubs, ni en Belgique, ni à l’étranger. Enfin, je ne les joue plus en tennis mais bien en… golf!
Et je dois dire que l’ambiance et la formule sont fort semblables à celles du tennis.
D’ailleurs, le tennis reste bien présent dans ma tête car je parle de simple et de double au lieu de dire matchplay et foursome (termes utilisés en golf). Comme quoi, je reste avant tout une tenniswoman.
Cette année, avec mon équipe de Dames 1, division 2, nous avons réussi à nous maintenir dans notre catégorie grâce entre autres à un club adverse qui a déclaré forfait. L’année dernière, nous avions joué en Dame 1 division 1 qui équivaut à la division 1 dames en tennis.
Ce fut très intéressant de jouer contre les meilleures équipes et, donc, joueuses belges. Il est clair que le fait d’avoir fait de la compétition au niveau international constitue pour moi un avantage psychologique indéniable. Même face à des adversaires nettement mieux handicapées que moi, j’avais réussi à faire de belles perfs. Comme dans le bon vieux temps tennistique.

Interclub golf
Dame 1 division 2 Keerbergen 2016

Une chose est certaine : en golf, les courbatures sont nettement moins douloureuses qu’en tennis. Je ne pense pas être la seule à le penser !
A la semaine prochaine, je serai j’espère moins courbaturée mais toujours super motivée pour un nouvel article!

Si vous avez le temps, allez donc visiter mon nouveau site web et dites-moi ce que vous en pensez. www.dominiquemonami.com

 

 

 

Fière d’être Belge

J’aimerais mettre les femmes à l’honneur cette semaine car, ce weekend, l’équipe belge de Fed Cup s’est hissée dans le TOP 16 mondial! Je voudrais tout d’abord féliciter Yanina, Kirsten, Ysaline et Ann-Sophie pour leur belle victoire face à la Serbie. Bien qu’elles soient favorites sur papier, du fait de l’absence d »Ivanovic et Jankovic, cela restait un véritable challenge car la rencontre avait lieu en Serbie. Ce n’est jamais un avantage de jouer dans le pays adverse et même si on part favoris, rien n’est garanti. Et en effet, cette victoire, elles ont dû aller la chercher.

fed Cup 2016

Cette fameuse Fed Cup à laquelle j’ai participé entre 1991 et 2000…J’adorais jouer pour mon pays et la Fed Cup était à mes yeux la compétition idéale pour défendre les couleurs de mon pays.
Le système de la Fed Cup a été modifié au cours des années et ma première participation au sein de l’équipe belge a eu lieu à Nottingham. Ann Devries, Sandra Wasserman et Sabine Appelmans faisaient partie à l’époque de l’équipe. Les pays se retrouvaient au même endroit pendant une semaine et ce système a duré quelques années avant de passer à l’actuel.
Mais mon plus beau souvenir remonte à la Fed Cup 1997 quand nous avons atteint la demi finale. Sabine et Els avaient créé la surprise en 1/4 en battant l’Espagne (Arantxa Sanchez et Conchita Martinez) à l’époque toutes 2 dans le TOP 10 mondial.
En demi finale, nous devions jouer contre la France à Nice et Yannick Noah était le capitaine de l’équipe féminine de Fed Cup. Il y avait un tel engouement que beaucoup de Belges avaient fait le déplacement pour venir nous encourager. L’ambiance était à son comble et, malgré une bien belle bataille, nous avons malheureusement perdu la rencontre 3/2 en perdant le double décisif.
A la fin de la rencontre, nous nous sommes retrouvées dans le village avec les supporters belges et français. Noah qui avait pris le micro pour chanter quelques tubes connus de tous dont un de Jacques Brel. C’est pour moi, un moment inoubliable car malgré la défaite, il y avait une ambiance magique. Ce jour là, on avait la sensation qu’il n’y avait ni perdant ni gagnant mais tout simplement que c’était la fête du tennis!

J’ai toujours adoré représenter mon pays et j’étais fière de pouvoir porter les couleurs belges. C’est aussi la raison pour laquelle mon plus beau souvenir sportif reste la médaille olympique remportée avec Els. Les seules fois où je n’ai pas pu participer à la Fed cup, c’était en raison soit d’une blessure soit d
u décès de ma maman. Pour le reste, il était hors de question de louper cette occasion ! D’ailleurs, mon dernier tournoi officiel avant mon arrêt définitif fut la Fed Cup à Las Vegas fin 2000. Nous devions jouer face à l’équipe américaine en demi finale. Clôturer ma carrière par cette rencontre signifiait beaucoup pour moi et le dernier match joué aux côtés d’Els, nous l’avons remporté face à Lisa Raymond et Jennifer Capriati 6/3 et 7/5 .

ELPN221100_045.jpg  TEAM
Fed Cup Las Vegas 2000

Et maintenant , espérons que les hommes restent dans le groupe mondial… 🙂

 

 

Hommage à mon coach Julien

 

Cela fait déjà une demi-heure que je suis plantée devant mon ordinateur et je ne trouve pas les mots. Ce n’est pas que je ne sais pas quoi dire mais tout simplement que je n’arrive toujours pas à croire que tu es parti. La dernière fois que nous nous sommes vus, c’était à l’Ethias Trophy, début octobre. Tu m’avais prévenu que tu viendrais voir Steve mardi et mercredi. Je me réjouissais de te revoir comme à chaque fois car on se rappelait les bons vieux souvenirs et nos péripéties. Ta joie de vivre et ta bonne humeur me faisaient toujours rire pour ne pas parler de tes bonnes histoires du circuit.
Le fameux Julien Hoferlin, adorable hors terrain mais insupportable sur le terrain comme joueur. Tu formais avec Jean Fissette et Christophe Delheille, les 3 mousquetaires inséparables dans la région de Liège. Cette fameuse région d’où je viens aussi et donc nous nous sommes côtoyés assez rapidement lors des tournois que je jouais comme toi. A l’époque, Michèle Gurdal était mon entraineur mais, à l’âge de 15 ans, la fédération de Liège dont tu faisais partie m’a proposé de travailler avec toi. Je me souviens très bien que Monsieur et Madame Lardinois étaient venus à la maison pour me proposer de travailler avec toi au niveau tennistique et avec Guy Namurois au niveau physique. C’était novateur à l’époque mais j’étais super contente d’avoir mon entraineur et mon préparateur physique dans une structure privée. Tes bons conseils, ta persévérance et ta passion pour le tennis et surtout ton humanisme m’ont permis de me développer malgré la complexité étude / tennis. Nous formions un trio de choc car très vite, les résultats sont arrivés.

Guy
Guy Namurois

Un de mes bons souvenirs, fut notre voyage aux USA avec entre autres l’Orange Bowl à Miami. Le tournoi international jeune par catégorie d’âge où les meilleurs joueurs internationaux participaient et qui était la référence mondiale. Tu avais ce don de me mettre la pression mais sans me stresser pour autant. Cette fois-là, tu m’avais mis comme objectif d’atteindre les quarts de finale. En 1/8, je perdais 5/2 au 3ème et je te revois encore fâché me faisant bien comprendre que je devais gagner ce match et finalement , je l’ai remporté 7/5 au 3ème. Mon parcours s’arrêta malgré tout en 1/4

Julien
1989 Orange Bowl à Miami

 

Et puis, les tournois dames ont commencé; je ne jouais pas beaucoup en junior car c’était compliqué avec l’école et je ne pouvais pas m’absenter trop souvent. Nous nous entraînions à Barchon après les cours et dès que possible nous partions sur le circuit pour remporter mes premiers points WTA. Et ces fameux points arrivèrent très vite car après 2 tournois ITF joués(10.000$), j’en remportais 5 d’affilée. Tu n’étais pas là lors du 1er à Coxyde mais les 2 autres à Naples et ceux en Suisse, nous les avons célébrés ensemble. J’ai encore la photo avec Maradonna à l’aéroport de Naples où nous posions fièrement à côté de lui. Très vite, je suis montée au classement et, mon diplôme en poche, je pouvais me focaliser à 100% sur ma carrière. M
on 1er Grand Slam en tant que pro fut l’US Open; je devais passer par les qualifs et nous avions bien préparé ce tournoi mais malheureusement, 2 jours avant de partir je suis tombée malade. Malgré la maladie, j’ai réussi à passer les qualifs et 2 tours dans le tableau final pour finalement échouer face à Jana Novotna.

Julien US Open
US Open 1991

 

Notre collaboration a pris fin cette année-là. Je sais que tu m’en as voulu longtemps de ne pas avoir pu aller avec moi en Australie. Mais tu en auras coaché d’autres et tu y seras quand même allé. Et des joueurs, tu en as entraînés et coachés d’autres et eux aussi ont pu profiter de ton expérience et de ton savoir. Les années auront passé et nous nous revoyions de temps en temps à l’Ethias ou ailleurs car nous étions amis et cela pour la vie. Cette vie bien trop courte que tu as eue…
Ju, tu vas me manquer, tu vas nous manquer mais je ne t’oublierai jamais. Encore merci pour tout!

La vie sur le circuit:Le retour

Et voilà, après 16 ans d’absence sur le circuit professionnel, me voici de retour. Je ne faisais pas mon comeback mais j’étais aux USA en mission pour l’AFT avec Ysaline Bonaventure. Après un long voyage, nous sommes bien arrivées à Miami mais ce n’était pas notre destination finale puisque le premier tournoi avait lieu à Naples (Floride) à 2 heures de route de Miami. Nous logions dans l’hôtel officiel mais comme la chambre n’était pas prise en charge par le tournoi, les frais pouvaient rapidement être importants (chambre d’hotel, avion, nourriture, transport,…). C’est une grande différence entre les tournois « ITF » et les tournois « WTA » où la plupart des frais sont pris en charge ou partiellement. C’est la raison pour laquelle, je m’étais renseignée pour dormir dans une famille d’accueil. Le tournoi avait lieu dans l’école de tennis d’Emilio Sanchez que je connaissais du circuit pro et profitant de l’occasion, il nous a proposé une famille assez rapidement. Si vous ne le connaissez pas, Emilio Sanchez a été n°1 mondial en double et surtout il est le frère d’Arantxa Sanchez.

La dernière fois que j’avais dormi dans une famille lors d’un tournoi remontait à 1999 et c’était en Nouvelle Zélande. On ne sait jamais sur qui et où on va tomber mais là, nous avons eu avec Ysaline énormément de chance car non seulement la famille était super sympa et l’endroit était paradisiaque!!!

Malheureusement, je n’ai pas eu que des bonnes nouvelles cette semaine. L’annonce du double attentat m’a aussi profondément marqué et n’est pas resté indifférent aux USA. La presse locale voulait absolument avoir une réaction des joueuses belges présentes au tournoi et Ysaline fut interviewée par CBS news à propos des attentats et des réactions reçues via nos différents contacts en Belgique

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Après cette semaine passée à Naples, direction Osprey où Ysaline jouait un 50.000$ (pour info: ce n’est pas le montant que la joueuse gagne si elle remporte le tournoi mais bien la dotation globale du tournoi pour les joueuses en simple et double). Un nouveau tournoi dans un cadre complètement différent mais cette fois-ci nous logions à l’hôtel car il n’y avait plus de place dans les familles d’accueil :-(. A côté des terrains de tennis, il y avait la piscine où chaque matin, le cours d’aqua gym avait lieu comme quoi, tout est possible aux USA…

Mais j’aimerais surtout clôturer  par la magnifique performance de David Goffin qui a réussi à se hisser  en demi finale de l’ATP 1000 d’Indian Wells et de Miami. Je peux parler d’un exploit car aucun Belge n’avait réussi à se hisser au stade des demis de Miami, le fameux 5ème Grand Chelem sur le circuit international! A la semaine prochaine